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article réalisé pour le magazine Animalinfos n°10

a)
    Bien manger, c’est le début du bonheur

Un chat se nourrit entre 15 et 20 fois par jour. Inutile donc de préciser que lui servir deux repas par jour ne seront pas adaptés à ses exigences alimentaires. Si votre chat est glouton ou que vous craignez l’obésité, proposez lui un autre mode de distribution alimentaire que la gamelle (Pipolino® par exemple).

 

b)    Un repos bien mérité: calme et coussin adapté

Le chat passe beaucoup de temps à dormir, surtout s’il reste seul de nombreuses heures. Vous pouvez lui aménager un coin-repos, de préférence dans la pièce principale, dans un coin qu’il semble affectionner (par exemple, près du canapé s’il se couche dessus). En grandes surfaces et magasins spécialisés, vous n’aurez que l’embarras du choix : panier en tissu, en osier, à poser par terre, surélevé… Un coussin ou une petite couverture peuvent également faire l’affaire.

 

 

c)    Le coin toilette 

Un soin tout particulier doit être apporté à la préparation du bac à litière. L’idéal est de le remplir avec le même substrat que chez l’éleveur, qu’au refuge ou chez la famille d’accueil (si vous adoptez un chat en association). Vous pouvez ensuite changer de type de litière en mélangeant très progressivement le nouveau substrat à l’ancien. Installez le bac dans un endroit calme et évitez les espaces confinés (fond du couloir, toilettes) : le chat doit pouvoir y aller facilement, à toute heure du jour et de la nuit.

 

N’oubliez pas que la litière est le centre d’évacuation et de communication de votre chat. A ce titre, elle ne doit être nettoyée ni trop souvent ni trop rarement. Retirez les crottes et les galettes d’urine chaque jour et changez intégralement le substrat une fois par semaine. Pour le nettoyage, privilégiez le rinçage à l’eau bouillante.


Le bac à litière type :
 

un bac ouvert

-  rempli de litière non parfumée

-  changé ni trop peu ni trop souvent

-  nettoyé à l’eau très chaude

-  bien placé

 
d) Le jeu est essentiel

Le chat d’appartement peut très vite s’ennuyer et gare, dans ce cas, à l’apparition de comportements dérangeants. Dans l’idéal, il ne faudrait pas que le chat reste seul plusieurs heures de suite. Il va donc falloir compenser votre absence pour qu’il accepte la solitude. Il existe désormais des jouets qui fonctionnent sur pile, qui combinent jeu et distribution alimentaire : laissez-lui ce genre de distraction quand vous sortez. En outre, consacrez-lui quotidiennement une dizaine de minutes, quand vous rentrez du travail par exemple : l’utilisation de jouets interactifs (plumeau, canne à pêche… jamais les mains !) sera très appréciée de votre petit félin.  

 

Astuce : ne mettez pas tous les jouets à la disposition de votre chat et changez-les régulièrement pour qu’il les « redécouvre ».

 
Jouets et chaton : attention !
Avec un chaton, la vigilance doit faire partie de votre quotidien. En effet, il va tout mordiller et toute chose qui traîne est, pour lui, un jouet potentiel… mais surtout un danger ! Ne laissez rien traîner que le chaton pourrait mâchouiller et ingérer. Car dans ces cas-là, gare aux occlusions intestinales !


A lire aussi Un chat heureux (Partie 1) et (Partie 3) 

 



Amandine ROULET

Comportementaliste pour chats 

 

http://www.chatvamal.fr

 

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Par Amandine Roulet - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire - Publié dans : En pratique - Communauté : Nos Amis les Chats

article réalisé pour le magazine Animalinfos n° 10

Ne jetez pas votre dévolu sur un chat parce que, pour vous, c’est un animal qui n’a pas d’exigences particulières, qu’on n’a pas à sortir trois fois par jour et qui passe son temps à dormir ! Vous adopteriez un chat pour de mauvaises raisons et risqueriez de lui proposer un contexte de vie inadapté a ses besoins : comme le chien, il doit bénéficier de suffisamment de stimulations, de compagnie et d’attention pour s’épanouir.

 

Vous souhaitez adopter un chaton :

Il est important, pour que votre chaton soit bien socialisé, qu’il reste suffisamment avec sa mère et ses frères et sœurs. Aussi, ne prenez pas un animal de moins de 12 semaines. Au contact de sa fratrie, il va acquérir les expériences qui lui permettront de bien vivre en famille (ce qui explique que les chatons adoptés précocement posent souvent des difficultés). La socialisation est également essentielle dans la détermination du niveau d’émotivité de l’animal, à partir duquel s’élaborent les réponses comportementales et en particulier l’agressivité.

 

Vous habitez en appartement :

Ne prenez pas un animal ayant vécu dehors : la frustration de ne plus sortir librement pourrait engendrer divers problèmes de comportement comme la malpropreté ou l’agressivité.

 

Vous vous absentez plusieurs heures par jour :

L’idéal serait d’adopter deux chatons, de la même portée ou non, qui grandiront ensemble et se tiendront compagnie. Car un chaton a besoin de stimulations, et se retrouver seul dans un appartement plus de 6 heures par jour peut avoir des conséquences dramatiques pour son bien-être.

 

Vous adoptez un chat adulte, chez des particuliers ou en association :

Votre nouveau compagnon aura besoin de temps pour se familiariser avec son nouveau foyer et ses nouveaux cohabitants. Selon son caractère, la période d’adaptation sera plus ou moins longue. Ne l'étouffez pas, laissez-le découvrir votre foyer à son rythme. S’il se cache les premiers temps, c’est tout à fait normal. Le mieux est de le laisser sortir seul de son refuge. Gardez à l’esprit que plus vous le presserez, moins il viendra ! Votre respect à son égard et votre patience paieront incontestablement.

 

 

Vous avez trouvé un chat :

Assurez-vous qu’il n’a pas déjà un foyer avant de le ramener chez vous. S’il n’est pas tatoué, il a peut être une puce électronique d’identification. Emmenez-le chez un vétérinaire pour le vérifier. Il pourra, par la même occasion, faire un état des lieux de sa santé. Si vous avez d’autres animaux, ne le mettez pas en contact avec eux tout de suite, il faut d’abord être certain que son état sanitaire ne mettra pas en danger la vie de vos autres chats.

 

b)    L’arrivée sous votre toit : gare au stress…prévoyez son adaptation

L’arrivée d’un nouvel individu n’est pas un spectacle. Inutile donc de convier vos amis ou de préparer une réunion de famille les jours suivant l’arrivée de votre petit protégé.

 

Quel que soit son âge, adopter un chat n’est pas une décision qui se prend à la légère et il faut préparer soigneusement son arrivée. Pas question de le ramener si ses affaires ne sont pas installées ! Il va vivre des changements considérables (séparation d’avec sa mère et sa fratrie si c’est un chaton, perte de ses repères, découverte d’un nouvel espace de vie, cohabitation avec de nouveaux humains et peut être de nouveaux animaux …) alors épargnez-lui l’installation à la va vite de ses affaires. Dans un premier temps, mettez-le dans une pièce au calme avec son bac à litière, ses gamelles (bien éloignées du bac), une couverture ou un panier et quelques jouets. Rendez-lui visite régulièrement mais ne le forcez pas à entrer en contact avec vous : pour qu’il se sente en confiance, il faut le laisser s’approcher à son rythme. Quand il se sera bien habitué à vous et vos proches, vous pourrez lui faire découvrir le reste de son nouvel espace de vie, en vous assurant qu’il aura toujours accès à la litière et aux gamelles.

 

 

c) Il n’est pas le premier : cohabitation

L’introduction d’un nouveau chat dans le foyer est délicate pour tout le monde :

 

-pour l’ancien résident : quel bouleversement que de voir débarquer un congénère (s’il est bien socialisé aux autres chats) ou un étranger (s’il n’a pas vu de chats depuis des années) !

-pour le nouvel arrivant : imaginez le stress qui peut l’envahir lorsqu’il arrive dans un nouvel environnement, avec de nouveaux humains et en plus un autre chat ! Pour éviter trop de nouveautés d’un coup, laissez-lui le temps d’établir un contact avec vous et de prendre connaissance des lieux avant de le mettre en présence de l’autre chat. 

-pour l’humain : la peur que les animaux ne s’entendent pas, se battent et se blessent est bien présente. Prenez soin de bien organiser les premières rencontres en enlevant les objets fragiles de vos étagères et en dégageant le dessous des meubles : si la confrontation est explosive, les chats pourront se réfugier facilement. Laissez les deux protagonistes entrer en contact au moment qu’ils choisissent, sans être collé à eux. Observez-les à distance pour intervenir si l’altercation est sérieuse (roulés-boulés, beaucoup de feulements, course poursuites accompagnées de grondements…). Il faudra du temps pour qu’une relation équilibrée s’installe entre vos chats. Si après plusieurs semaines les chats continuent de se battre très fréquemment, un comportementaliste pourra vous aider à faire un état des lieux de leur relation et vous proposer des aménagements pour réduire les tensions quotidiennes et mettre en place un meilleur équilibre.
 

 


A lire aussi Un chat heureux (partie 2)

 

Amandine ROULET

Comportementaliste pour chats

www.chatvamal.fr

Toute reproduction interdite sans autorisation

Par Amandine Roulet - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire - Publié dans : En pratique - Communauté : Nos Amis les Chats

article réalisé pour le magazine Animalinfos n°7

1. Mon chat voyage gratuitement en train.

Faux - propriétaires de chat, comme de chien, doivent acheter un titre de transport pour leur animal. Il pourra voyager dans une cage ou un sac à vos pieds, pour 5,10 euros. Petit conseil de la SNCF : pour un voyage serein, demandez aux autres voyageurs s’ils tolèrent la présence de votre compagnon à quatre pattes.

 

2. Si mon chat a le mal des transports, je ne peux rien y faire !

Faux - si Minet miaule tout au long du trajet ou qu’il a l’estomac sensible, votre vétérinaire peut vous conseiller divers traitements : calmants homéopathiques, phytothérapie … Ainsi, le trajet sera plus agréable pour tout le monde.

 

3. Je peux le laisser dans la voiture pendant les pauses routières.

Faux - ne laissez jamais votre animal dans la voiture au soleil, même peu de temps, même fenêtre entrouverte. En effet, la température de l’habitacle peut vite avoisiner les 50°C et devenir une fournaise. Alors profitez de vos arrêts pour promener votre chat en laisse (si ce dernier y est coutumier, sinon sortez la cage de la voiture) et faîtes le boire.

 

4. Mon chat d’appartement sera heureux de sortir pendant les vacances.

Vrai mais - attention au retour en milieu clos ! Après avoir connu la liberté et le vagabondage, il appréciera beaucoup moins de rester sagement entre les quatre murs de votre appartement, une fois les vacances terminées. Le mieux est donc de ne pas du tout la faire sortir afin de ne pas le frustrer en rentrant de congé.

 

5. Avant tout départ, une visite chez le vétérinaire s’impose.

Vrai - il est effectivement conseillé de prendre RDV avec le vétérinaire un mois avant le départ afin de vérifier que tout est à jour : vaccin antirabique, tatouage bien lisible, traitement anti-parasitaire, vermification. Si vous partez à l’étranger, n’oubliez pas de demander un certificat de bonne santé.

 

6. Mon chat sera moins chamboulé si j’emmène toutes ses affaires.

Vrai -  pour le chat, changer de lieu de vie est un bouleversement. Ses affaires seront donc autant de points de repère qui faciliteront son adaptation sur le lieu de vacances. Pensez donc à emmener ses gamelles, son bac à litière, ses jouets et son poste de griffade. Et évitez de changer son alimentation ou le type de litière à ce moment là !

 

7. Si je ne peux pas emmener mon chat en vacances, je suis obligé de le mettre en pension.

Faux - la chatterie n’est plus la seule alternative si l’on part sans son animal. De plus en plus de personnes louent les services d’un cat sitter qui viendra voir le chat chaque jour, lui changera son eau, le fera jouer... Certaines « nounous » se chargent même d’arroser les plantes et de relever le courrier.

 

8. En avion, mon chat voyage obligatoirement en soute.

Faux - cela dépend de son poids. S’il pèse moins de 5 kg, il pourra voyager dans une caisse ou un sac, à vos pieds (sous réserve de places disponibles). Au-delà, il passera le trajet dans une caisse homologuée par l’AITA* (si la vôtre ne convient pas, vous pourrez en acheter une à l’aéroport), en soute qui, rassurez-vous, est pressurisée, chauffée et ventilée.

9. Mon chat a l’habitude d’aller dehors. Il peut donc sortir librement dès les premiers jours de vacances.

Faux - il a l’habitude de sortir, soit, mais dans un environnement qu’il connaît bien ! Au début des vacances,  il ne connaît ni la nouvelle maison ni le nouveau jardin. Pour les premières sorties, promenez-le d’abord en laisse (dans la mesure du possible). Puis laissez-le se balader librement, sans oublier de lui laisser une porte ou une fenêtre ouverte pour qu’il puisse rentrer.

 

10. Mon chat est destructeur : impossible qu’il épargne la maison de vacances.

Faux - en fait de destructeur, le chat est un être communiquant. Si, chez vous, Mistigri a pris l’habitude de faire ses griffes sur le canapé ou les rideaux, il y a des chances qu’il fasse de même ailleurs. Mais en sachant cela, vous pourrez éviter la « chatastrophe », par exemple en mettant près des endroits sensibles un poste de griffade qui l’intéresse (petit tronc d’arbre, bout de moquette, planche recouverte de tissu, carton ondulé …). Et s’il cause des dégâts irréversibles, sachez que votre garantie de responsabilité civile pourra couvrir les réparations.

 

11. Comme il sera libre pendant les vacances, il risque de ne pas rentrer au moment du départ.

Vrai - il arrive en effet que des propriétaires soient obligés de repartir sans leur chat. Pour éviter cela, ne laissez pas le vôtre sortir la veille du départ. Ne le nourrissez pas non plus à outrance juste avant ses escapades. S’il tarde à rentrer, appelez-le en agitant son sac de croquettes : beaucoup de chats n’y résistent pas !

 

12. Certains chats sont plus agressifs l’été.

Vrai - les augmentations de température rendent certains chats (comme certains humains !) plus nerveux, plus agités. On évitera donc de les caresser à tort et à travers et de les titiller. Car le chat n’aura peut être pas la patience qui le caractérise en temps normal. Inutile donc de lui en vouloir s’il vous griffe, vous l’aurez bien cherché !

 

13. La découverte du lieu de vacances doit se faire étape par étape.

Vrai - il est préférable de confiner le chat dans une seule pièce, au moins la première nuit, avec ses gamelles et son bac à litière. Ensuite, vous pourrez le laisser accéder aux autres pièces, tout en lui permettant d’aller à son bac et à ses gamelles facilement.

 

14. Il vaut mieux laisser le chat dans son environnement habituel plutôt que l’emmener en vacances.

Vrai et Faux - cela dépend du caractère du chat. Certains sont très attachés à leur territoire et l’absence de leurs humains (à condition qu’un tiers passe régulièrement) ne sera pas trop perturbante. D’autres, au contraire, semblent dépérir lorsque leurs cohabitants bipèdes partent en vacances. Dans ce cas là, l’animal sera mieux avec eux, même si c’est dans un autre lieu.

 

15. A chaque chat son panier de transport.

Vrai - dans les magasins spécialisés et autres grandes surfaces, on vous proposera tout un panel de sacs, caisses et autres paniers de transport. En fonction du caractère de votre chat, il vaudra mieux s’orienter vers un type de sac précis. Par exemple, on évitera de faire voyager un chat anxieux dans une cage grillagée, d’où le monde extérieur est bien visible. 

 

16. Je ne peux pas le forcer à rentrer dans sa caisse de transport.

Vrai mais - vous pouvez essayer de l’habituer à cette boîte déplaisante. Il faut éviter autant que possible qu’il associe son sac de voyage à un évènement désagréable (pour aller chez le vétérinaire par exemple). Inutile dans tous les cas de le pousser à l’intérieur avec force et cris. Cela ne fera qu’accroître l’anxiété de votre chat et vous risqueriez de vous faire griffer. L’idéal serait de la sortir bien avant le moment du départ, afin qu’il puisse la flairer voire s’y installer. Le petit plus : installez-y une couverture ou un coussin pour la rendre plus attirante et plus confortable.

 

 

* AITA : Association Internationale du Transport Aérien

 

 

 

 

Amandine ROULET

Comportementaliste pour chats

www.chatvamal.fr

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Par Amandine Roulet - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire - Publié dans : En pratique

 

article réalisé pour le site internet www.frenchmatou.com



On les aime, nos animaux ! Mais lorsque leurs comportements nous dérangent, c’est la panique ! Quand les propositions du vétérinaire n’arrivent pas à bout des problèmes de comportement du chien ou du chat, ou que les maîtres recherchent une alternative à la médication, ils se tournent de plus en plus vers un autre spécialiste, le comportementaliste. On l’appelle couramment « psy pour animaux » mais le terme n’est pas approprié : plutôt que d’allonger son patient à quatre pattes, il va écouter les humains qui vivent avec cet animal « à problèmes ».
 

Changements de comportements : dur dur de tout accepter !

Vous et Mistigri, c’était une belle histoire. Plus qu’une belle histoire, une belle rencontre. Vous aviez déniché
LE chat idéal. Pas un miaulement plus haut que l’autre, toujours à vous attendre derrière la porte, jamais une griffe dégainée… Même le canapé si tentant était épargné ! Il faisait docilement ses griffes sur le carton parfumé à l’herbe à chat. Mais un jour, la situation bascule : alors qu’il avait toujours fait ses besoins dans le bac à litière, voilà qu’il urine sur le canapé. Et pire ! Sur le lit ! Et là c’est l’incompréhension. Mais pourquoi fait-il tout ça ? Qu’est-ce qu’il lui prend ? De quoi ou de qui se venge t-il ?


Aux grands maux les grands remèdes, il faut qu’il comprenne que ce n’est pas acceptable. Alors vous essayez tout : truffe dans le pipi, isolement, enfermement dans le bac à litière jusqu’à ce qu’il se décide à y faire ses besoins, pichenettes, index pointé dans sa direction à renfort de « NON » tonitruant… et c’est le début de l’
affrontement. Mistigri, pour qui ces démonstrations ne sont pas très claires, va rarement s’arrêter du jour au lendemain ! Et ça vous agace terriblement, au point d’en arriver à envisager le pire : la séparation.

Pourtant, la situation n’est pas irréversible. Vous n’avez simplement pas utilisé les bons procédés pour remédier au problème. Si Mistigri fait montre de tels changements, il cherche à communiquer avec vous.
Communiquer, c’est bien joli, mais quoi ? Et pourquoi de cette manière ? Il ne semble pourtant pas malheureux ! Rencontrer un comportementaliste peut alors vous aider à faire le bilan des rapports que vous entretenez avec votre chat et à sortir de cette situation difficile.

 

Comment un comportementaliste peut-il vous aider ?

 
Aider l’homme et l’animal à sortir du conflit, c’est en effet la principale tâche du comportementaliste. Lorsqu’on ne s’en sort plus, que tous les trucs et astuces récoltés ici et là ont été testés sans résultats, il peut être intéressant de contacter ce professionnel.

Le comportementaliste envisage la relation homme-animal comme un système d‘individus qui échangent et agissent les uns sur les autres. Lorsque la situation se déséquilibre, c’est souvent l’animal qui en est le reflet et des changements de comportements vont brusquement apparaître. Le comportementaliste, à travers votre exposé de la situation, pourra vous expliquer pourquoi votre animal agit ainsi et vous proposer comment rééquilibrer les rapports, afin que tous puissent mieux vivre ensemble au quotidien.
Généralement, les comportementalistes se déplacent au domicile de leurs clients, ce qui leur permet d’observer l’animal dans son milieu de vie, les espaces qui lui sont réservés, et de vous proposer des aménagements réalisables.

Les comportementalistes n’étant pas vétérinaires (à l’exception des vétérinaires-comportementalistes !), ils ne peuvent en aucun cas les remplacer. Il est donc nécessaire, afin de ne pas mettre la vie de l’animal en danger, de consulter en premier lieu votre vétérinaire si le comportement de votre animal change brutalement. Par exemple, il peut arriver qu’un chat soit malpropre à cause d’une cystite. Une fois les causes médicales écartées, le comportementaliste pourra alors voir avec vous ce qui peut expliquer ces changements.

 

Mais concrètement, ça marche ?

 

Le comportementaliste intervient pour vous expliquer l’origine des changements de comportements de votre animal et vous proposer une réorganisation des rapports, un réaménagement du territoire… Libre à vous ensuite d’appliquer ses conseils ! Mais n’oubliez pas que la visite seule du professionnel ne règle rien !

  

Comment choisir son professionnel ?

Depuis quelques temps, on assiste à une recrudescence des comportementalistes. La profession n’étant pas encore réglementée en France, il est donc parfois difficile de s’y retrouver. Comme tous les professionnels libéraux, les comportementalistes doivent déclarer leur activité auprès de l’URSSAF, pour pouvoir exercer en toute légalité. Ils possèdent donc un numéro de Siret, attestant de cette déclaration.

Un professionnel sérieux fera également figurer sa formation, sur son site Internet. Car ne s’affirme pas comportementaliste qui veut ! Ce n’est pas parce qu’on a eu cinq chats que l’on est comportementaliste pour chats ! Il faut avoir de solides connaissances en éthologie générale, des notions en psychologie humaine, bien connaître le répertoire comportemental félin, avoir étudié la relation humain-animal …
Ces deux critères peuvent déjà vous aider à trouver votre professionnel. Vous pouvez également visiter les sites d’associations de comportementalistes qui répertorient les professionnels qui y sont affiliés par région d’intervention.

 

 

Amandine ROULET

Comportementaliste pour chats

http://www.chatvamal.fr

Toute reproduction interdite sans autorisation

Par Amandine Roulet - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire - Publié dans : Avec lui, chat va mal !
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